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Les aliments fermentés et le microbiote : démêler le mythe de la science
Dans les communautés de santé naturelle, les aliments fermentés sont souvent présentés comme une solution universelle pour "réparer" le microbiote, renforcer l'immunité et régler les problèmes digestifs. Ce discours, bien qu'attrayant, repose sur une simplification excessive de mécanismes physiologiques complexes. Pour les futurs praticiens en naturopathie, il est essentiel de comprendre ce que la science démontre réellement, ses limites, et comment cela influence la pratique clinique. La fermentation est un processus métabolique où des micro-organismes (bactéries lactiques, levures, moisissures) transforment les glucides d'un aliment en acides organiques, alcools ou gaz, en absence ou en présence limitée d'oxygène. Ce processus modifie la structure biochimique de l'aliment de plusieurs façons¹ : - Dégradation partielle des fibres et de l'amidon, rendant l'aliment plus digestible. - Réduction de composés antinutritionnels comme l'acide phytique, améliorant la biodisponibilité de certains minéraux. - Production de métabolites bioactifs, notamment des acides gras à chaîne courte (AGCC), des peptides bioactifs et certaines vitamines du groupe B. - Introduction de souches microbiennes vivantes, qui varient énormément selon le type d'aliment et le procédé de fabrication. - Ces transformations expliquent pourquoi les aliments fermentés suscitent un intérêt scientifique réel, mais elles ne garantissent pas un effet uniforme sur le microbiote intestinal. Une étude fréquemment citée dans la littérature sur le sujet est celle de Wastyk et al. (2021), publiée dans Cell, qui a comparé une diète riche en fibres à une diète riche en aliments fermentés sur une période de dix semaines². Les résultats ont montré que le groupe consommant des aliments fermentés variés (yogourt, kéfir, kimchi, kombucha, etc.) présentait une augmentation mesurable de la diversité microbienne intestinale et une diminution de certains marqueurs inflammatoires circulants, notamment l'interleukine-6.
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Les aliments fermentés et le microbiote : démêler le mythe de la science
Bon matin à tous,
Je suis relativement nouvelle en tant que naturopathe. Lors de mes consultations, je passe en revue un questionnaire très complet portant sur la santé, les habitudes de vie et plusieurs autres aspects. Cependant, lorsque vient le moment de formuler mes recommandations, j'ai souvent l'impression de transmettre énormément d'informations d'un seul coup. J'ai peur que ce soit trop pour mes clients et qu'ils se sentent un peu dépassés ou ne sachent plus par où commencer. J'aimerais réussir à simplifier mes explications tout en leur offrant un accompagnement complet et de qualité. Comment fonctionner vous pour vos recommandations ? Un step a la fois? Vous faites des suivis au mois? Merci 😊
Présentation
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Q&A
Salut Mathieu. Je lance des idées comme ça pour le Q&À de ce soir. - L'impact du stress chronique sur le développement de la maladie d'Alzheimer - L'impact de l'inflammation du corps créer par des blessures physiques - L'impact des antibiotiques/médicaments sur les micronutriments et la production d'énergie Merci beaucoup et à ce soir!
Les glucides et l'effort: Une discussion qu'il faut mieux comprendre
Dans le domaine de la nutrition sportive, on entend vraiment un peu n'importe quoi. D’un côté, certains présentent les glucides comme absolument indispensables en tout temps. De l’autre, certains parlent des diètes faibles en glucides ou cétogènes comme si elles étaient automatiquement supérieures pour tous les athlètes. Une belle revue de littérature a été publiée en mai sur le sujet : Effects of Low-Carbohydrate and Ketogenic Diets on Anaerobic Performance in Competitive Athletes. Dans cette étude, les auteurs ont regardé plus précisément l’effort anaérobique, ce qui est important pour bien le distinguer de l’effort aérobique. On ne parle pas ici d’un jogging léger ou d’un effort d’endurance stable. On parle plutôt de puissance, de sprints répétés, d’efforts courts et intenses où la disponibilité en glycogène et la capacité à produire rapidement de l’ATP deviennent beaucoup plus importantes. C’est justement là que cette systematic review amène de belles nuances. Les diètes faibles en glucides ne semblent pas nécessairement nuire aux efforts explosifs très courts, mais elles pourraient devenir plus problématiques lorsque l’athlète doit répéter des efforts intenses ou maintenir une haute intensité. Points forts de l’étude 1. Le sujet est très pertinent en nutrition sportive L’étude touche un débat très actuel : est-ce que les diètes faibles en glucides ou cétogènes peuvent être compatibles avec la performance sportive, surtout quand on parle d’efforts courts, intenses et répétés. C’est pertinent parce qu’on voit beaucoup de discours polarisés sur les glucides dans le milieu sportif. 2. Les auteurs distinguent bien l’effort anaérobique de l’effort aérobique Un des bons points de cette revue est qu’elle ne mélange pas tout. Les auteurs se concentrent sur la performance anaérobique : puissance, Wingate, sprint, efforts répétés, force maximale et lactate. C’est important, parce qu’un effort de longue durée à intensité modérée ne dépend pas des mêmes systèmes énergétiques qu’un sprint ou une série d’intervalles.
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