On connaît tous la vitamine C. C’est probablement une des vitamines les plus populaires, souvent associée aux agrumes, au rhume, au système immunitaire ou aux produits que l’on prend quand on sent que quelque chose commence à « pogner ». Pourtant, on prend rarement le temps de comprendre ce que fait réellement la vitamine C dans le corps humain. La vitamine C, ou acide ascorbique, n’est pas seulement un antioxydant générique qu’on ajoute dans une routine santé. C’est une molécule essentielle, impliquée dans plusieurs mécanismes fondamentaux : la synthèse du collagène, la réparation tissulaire, l’intégrité vasculaire, la fonction cutanée, l’absorption du fer, certains mécanismes hormonaux, la réponse au stress oxydatif et plusieurs aspects de l’immunité. Le premier point important à rappeler est que l’humain ne peut pas synthétiser sa propre vitamine C. Contrairement à plusieurs animaux, nous avons perdu la capacité de fabriquer l’acide ascorbique à partir du glucose. On doit donc l’obtenir par l’alimentation ou, dans certains contextes, par la supplémentation. Cette réalité est importante, parce que la vitamine C est aussi une vitamine fragile : elle est hydrosoluble, sensible à la chaleur, à l’oxydation, à la transformation alimentaire et à l’entreposage prolongé. Un des rôles les mieux documentés de la vitamine C est son implication dans la synthèse du collagène. Elle agit comme cofacteur dans l’hydroxylation de certains acides aminés, notamment la proline et la lysine. Sans cette étape, le collagène devient moins stable, moins résistant et moins efficace pour soutenir les tissus. C’est une des raisons pour lesquelles une déficience en vitamine C peut se manifester par une mauvaise cicatrisation, des gencives qui saignent, une fragilité cutanée, des ecchymoses et des signes de faiblesse du tissu conjonctif. C’est ici que la vitamine C devient particulièrement intéressante dans une lecture intégrative. Quand on parle de santé de la peau, de cicatrisation, de blessures, d’ulcères, de tissus inflammés ou de récupération, on ne peut pas simplement parler de calories et de protéines. La réparation des tissus demande aussi des cofacteurs. La vitamine C fait partie de ces cofacteurs importants, surtout lorsque le corps doit produire du collagène, contrôler le stress oxydatif local et soutenir l’activité des fibroblastes. C'est pour cette raison que les bonnes formules de collagène en contiennent.