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Constellations intégrales PAriS!! Relation parents enfants
Regarder la relation à ses parents en face, c’est souvent le point de bascule d’une vie. Les Constellations Intégrales – Level 1 (enfant) ouvrent un espace direct, sans détour, pour rencontrer ce qui s’est inscrit très tôt dans le lien mère-enfant et père-enfant. Là où tout commence. Là où tout peut aussi se réparer. Dans ce format, chacun devient constellant. Tu ne restes pas spectateur de ta vie : tu la traverses, tu la ressens, tu la réécris de l’intérieur. À travers des mises en situation simples, corporelles, profondément incarnées, l’inconscient se révèle sans filtre. Les émotions remontent, les loyautés invisibles apparaissent, et ce qui était figé peut enfin bouger. Le travail se fait par la répétition, clé essentielle de la reprogrammation. C’est là que quelque chose se réorganise, en profondeur. Un réalignement intérieur immédiat… qui continue d’agir bien au-delà de la séance. Ce niveau 1 s’adresse à celles et ceux qui veulent comprendre l’origine de leurs schémas, apaiser leur histoire, et retrouver une base intérieure plus stable, plus libre. 📍 4 octobre Paris Inscriptions et réservations sur le site de ABC Talk (rubrique événements) Pour celles et ceux qui sont prêts à voir, ressentir… et véritablement se libérer. -
Protocole de désemprises
PROTOCOLE DE REPROGRAMMATION — SE LIBÉRER DE L’EMPRISE Main droite sur le coeur Lorsque vous ressentez encore l’influence d’une personne sur vos pensées, vos émotions ou vos décisions, remplacez [Prénom] par le prénom de la personne concernée, puis prononcez consciemment « Tout ce que [Prénom] peut dire ou faire ne m’atteint pas. (ou plus)» trois fois « Je me libère de l’emprise de [Prénom] en toute sécurité
Sujet très intéressant : je vous propose mon idée sur l’inhibition intellectuelle
L’inhibition intellectuelle n’est pas un manque d’intelligence. C’est parfois exactement le contraire : une intelligence bien présente, mais devenue difficilement accessible au moment où la personne en a besoin. L’enfant sait, mais ne répond pas. L’adolescent comprend, mais rend copie blanche. L’adulte possède une compétence réelle, mais se sent soudain incapable de réfléchir lorsqu’il doit parler devant quelqu’un, défendre une idée, passer un examen, prendre une décision ou montrer ce qu’il sait. Et l’erreur fondamentale consiste souvent à confondre ce que la personne produit avec ce dont elle est capable. Nous évaluons l’intelligence à partir de son expression. Or une capacité intellectuelle et la possibilité de la mobiliser sont deux choses différentes. La recherche montre notamment que l’anxiété peut mobiliser une partie des ressources attentionnelles et de la mémoire de travail. Autrement dit, lorsque l’esprit doit simultanément résoudre un problème et surveiller le danger, le jugement ou l’échec potentiel, il lui reste moins de disponibilité pour penser. C’est une première clé pour comprendre l’inhibition intellectuelle. Il existe alors un paradoxe fascinant : plus l’enjeu devient important, plus certaines personnes perdent accès à leurs moyens. Elles peuvent parfaitement réussir seules chez elles et échouer lorsqu’elles sont observées. Elles peuvent avoir une pensée extrêmement riche et devenir incapables de trouver leurs mots face à une personne qu’elles considèrent comme supérieure. Elles peuvent comprendre un sujet complexe et se sentir soudain stupides lorsqu’elles entrent dans une salle d’examen. Leur intelligence n’a pas disparu. Les conditions d’accès à cette intelligence ont changé. Le symptôme peut prendre des formes extrêmement différentes : trous de mémoire, impossibilité de réfléchir rapidement, difficulté à organiser sa pensée, procrastination, évitement des tâches intellectuelles, lenteur, sensation de brouillard, incapacité à terminer ce que l’on commence, peur de parler, difficulté à argumenter, résultats scolaires très inférieurs aux capacités apparentes, refus d’apprendre, désinvestissement scolaire ou professionnel. Chez certains, l’inhibition se cache derrière le perfectionnisme. Ils veulent tellement ne pas se tromper qu’ils ne produisent plus. Ils corrigent avant même d’avoir créé. Ils censurent leur première idée, puis la deuxième, puis la troisième. À la fin, il ne reste plus rien. L’extérieur voit quelqu’un qui n’avance pas. À l’intérieur, il y avait parfois une activité intellectuelle considérable. Chez d’autres, elle prend la forme de la procrastination. Ne pas commencer évite momentanément de découvrir que l’on pourrait échouer. Et parfois aussi, plus subtilement, cela évite de découvrir que l’on pourrait réussir. Car réussir n’est pas toujours psychiquement neutre. Réussir peut signifier devenir visible. Être évalué. Être attendu au tournant. Devoir confirmer sa réussite. Être différent. Dépasser quelqu’un. Quitter symboliquement son groupe d’appartenance. C’est ici que nous devons distinguer la cause immédiate de la source. La cause immédiate peut être l’anxiété, la peur du jugement, la surcharge cognitive, le perfectionnisme, l’anticipation de l’échec ou un sentiment d’impuissance appris. Mais la source de cette réaction peut être beaucoup plus ancienne. Un enfant ne construit pas son rapport à son intelligence uniquement à travers ce qu’il apprend. Il le construit également à travers ce qui se passe lorsqu’il montre ce qu’il sait. Imaginez un enfant qui répond avec enthousiasme et entend régulièrement : « Arrête de faire ton intéressant. » Un enfant curieux à qui l’on répond : « Tu poses trop de questions. » Un enfant brillant qui découvre que ses réussites provoquent comparaison, jalousie ou distance. Un enfant qui lève la main et se fait ridiculiser lorsqu’il se trompe. Un enfant auquel on répète qu’il est paresseux, lent, rêveur, incapable, maladroit ou pas fait pour les études. Toutes ces situations ne produisent évidemment pas automatiquement une inhibition intellectuelle. Mais elles peuvent participer à construire une association fondamentale : montrer mon intelligence comporte un risque. La psychologie de l’éducation a également montré que les attentes des adultes peuvent influencer le concept que l’enfant développe de ses propres capacités et, dans certaines conditions, ses performances ultérieures. De la même manière, les phénomènes de menace du stéréotype ont montré qu’une représentation négative associée à l’identité d’une personne peut parfois altérer sa performance dans la situation même où elle cherche à démontrer sa compétence. Nous découvrons alors quelque chose d’essentiel : l’intelligence ne fonctionne jamais totalement indépendamment du contexte psychologique et social dans lequel elle doit s’exprimer. La deuxième grande source est la peur de l’erreur. Nous avons créé des systèmes éducatifs dans lesquels l’enfant apprend parfois très tôt que l’erreur signifie moins de points, une mauvaise note, une correction rouge, une comparaison ou une déception. Pourtant, intellectuellement, l’erreur est l’un des principaux outils d’apprentissage. Un cerveau qui apprend — ou, pour employer un vocabulaire plus psychologique, un sujet qui apprend — doit tester, se tromper, corriger, recommencer. Mais lorsque l’erreur devient une menace identitaire, la personne ne pense plus seulement : « Ma réponse est peut-être fausse. » Elle pense : « Si ma réponse est fausse, cela signifie peut-être que je suis stupide. » À cet instant, le problème intellectuel devient un problème identitaire. Et lorsque chaque réponse devient un référendum sur notre valeur personnelle, penser devient épuisant. Une autre source possible est l’impuissance apprise. Lorsqu’une personne expérimente de manière répétée qu’elle échoue quoi qu’elle fasse, ou qu’elle a le sentiment de n’avoir aucune prise sur le résultat, elle peut progressivement réduire ses tentatives. Elle ne cherche plus réellement la solution parce qu’elle anticipe déjà son impossibilité. Nous voyons alors apparaître une phrase terrible : « Je ne suis pas capable. » Cette phrase n’est plus la description d’une difficulté ponctuelle. Elle devient une identité. Et lorsqu’une croyance identitaire s’installe, elle commence à sélectionner les expériences qui semblent la confirmer. Je ne comprends pas immédiatement : preuve que je suis incapable. Je fais une erreur : preuve que je suis incapable. Quelqu’un comprend plus vite que moi : preuve que je suis incapable. Les réussites, elles, sont parfois attribuées à la chance. Le système devient presque impossible à contredire. Il existe enfin des situations où l’histoire relationnelle ou traumatique doit être explorée. Une insécurité chronique, des humiliations répétées, une violence psychologique ou certaines expériences de domination peuvent rendre l’évaluation particulièrement menaçante. Dans ces situations, l’inhibition intellectuelle peut être comprise cliniquement comme une stratégie de protection : ne pas se montrer, ne pas répondre, ne pas prendre trop de place, ne pas attirer l’attention. Ce n’est pas une explication universelle et il serait scientifiquement abusif d’attribuer toute inhibition intellectuelle à un traumatisme. Mais lorsqu’une personne connaît parfaitement quelque chose et perd systématiquement ses moyens devant certaines figures d’autorité ou dans certaines situations relationnelles, la question mérite d’être posée. Car l’inhibition intellectuelle est quelquefois extraordinairement sélective. Une personne peut être brillante avec ses amis et paralysée devant son patron. Très intelligente dans son domaine et incapable de parler devant sa famille. Créative lorsqu’elle travaille seule et presque vide lorsqu’on l’observe. C’est précisément cette variation qui nous donne une information capitale : lorsque la compétence change radicalement selon le contexte, il faut examiner le contexte avant de conclure à l’incompétence. Alors comment sortir de l’inhibition intellectuelle ? Certainement pas en répétant simplement à quelqu’un : « Mais tu es intelligent, aie confiance en toi. » Si cela suffisait, des millions de personnes auraient déjà réglé le problème. Il faut travailler sur le mécanisme qui empêche l’accès à la capacité. Première étape : séparer l’intelligence de la performance. Une performance est produite à un instant précis, dans un état physiologique précis, devant des personnes précises, avec un niveau de fatigue, d’émotion et de pression précis. Elle renseigne sur ce que quelqu’un a réussi à mobiliser dans cette situation. Elle ne résume pas son potentiel intellectuel. Deuxième étape : restaurer le droit à l’erreur. Une personne intellectuellement libre ne pense pas nécessairement juste immédiatement. Elle peut produire une hypothèse imparfaite, l’examiner, l’abandonner, en produire une autre. La pensée a besoin d’un espace où elle peut exister avant d’être jugée. Certaines personnes ne manquent donc pas d’idées : elles évaluent leurs idées trop tôt. Il faut parfois réapprendre à penser avant de corriger. Troisième étape : diminuer progressivement la menace associée à l’exposition intellectuelle. Parler dans un petit groupe avant de parler devant cent personnes. Produire un brouillon sans obligation de résultat. Répondre avant d’être certain à cent pour cent. Accepter volontairement certaines imperfections. L’objectif est de créer de nouvelles expériences : je peux réfléchir, me montrer, me tromper et rester en sécurité. Quatrième étape : identifier les phrases devenues des identités. « Je suis nul en maths. » « Je n’ai pas de mémoire. » « Je suis lent. » « Je ne sais pas parler. » « Je ne suis pas fait pour les études. » Ces formulations doivent être interrogées. Est-ce une capacité réellement absente ? Une compétence non apprise ? Une difficulté spécifique ? Un état anxieux ? Une ancienne conclusion transformée en identité ? La précision change tout. « Je suis incapable » ferme le système. « J’ai des difficultés à mobiliser cette compétence lorsque je suis évalué » ouvre immédiatement un champ d’intervention. Cinquième étape : lorsqu’une anxiété importante, une histoire traumatique, des humiliations ou des expériences répétées d’échec sont présentes, il peut être nécessaire de travailler directement sur ces éléments avec un professionnel compétent. Car on ne libère pas toujours une inhibition par davantage d’effort. Parfois, l’effort lui-même fait partie du problème. La personne tente depuis vingt ans de forcer une porte qui ne demande pas davantage de force, mais une autre clé. Et cette clé pourrait être la sécurité. Nous avons longtemps posé la mauvaise question aux personnes en inhibition intellectuelle. Nous leur avons demandé : « Pourquoi n’arrives-tu pas à réfléchir ? » Peut-être devrions-nous parfois demander : « Qu’est-ce qui se passe en toi au moment où tu dois montrer que tu sais ? » Cette question change radicalement notre regard. L’enfant qui ne répond pas n’est plus immédiatement considéré comme incapable. L’étudiant qui échoue n’est plus automatiquement défini par son résultat. L’adulte qui perd ses mots devant une autorité n’est plus réduit à sa performance du moment. Nous commençons à chercher ce qui bloque l’accès à ses ressources. Et surtout, nous cessons de confondre intelligence silencieuse et absence d’intelligence. Certaines personnes ont passé leur vie à croire qu’elles étaient moins intelligentes qu’elles ne l’étaient réellement simplement parce qu’elles n’ont jamais rencontré les conditions permettant à leur intelligence de s’exprimer librement. Le véritable enjeu n’est donc peut-être pas d’augmenter leur intelligence. Il est de lever ce qui l’empêche de circuler. Parce qu’une intelligence inhibée n’est pas une intelligence disparue. C’est une intelligence qui a appris qu’à certains endroits, devant certaines personnes ou dans certaines circonstances, il était plus prudent de se taire. Et lorsqu’on identifie enfin ce mécanisme, lorsque l’erreur redevient possible, lorsque la pensée cesse d’être un danger et que l’intelligence n’a plus besoin de demander la permission d’exister, quelque chose de remarquable se produit : la personne ne devient pas soudainement plus intelligente. Elle retrouve accès à l’intelligence qu’elle possédait déjà. MY❤️
NE FAITES PAS PASSER LE DIABLE POUR UN ANGE AUX YEUX DE VOS ENFANTS
L’une des violences les plus profondes que l’on puisse faire à un enfant ne consiste pas seulement à lui mentir. Elle consiste à lui apprendre à ne plus croire ce qu’il voit. Un enfant perçoit énormément de choses. Il ne connaît pas encore les mots « emprise », « manipulation », « humiliation » ou « perversion ». Mais il connaît les changements de température dans une pièce. Il sent quand un silence n’est pas un silence ordinaire. Il voit le visage de sa mère se fermer lorsque son père arrive. Il entend la voix de son père trembler lorsqu’il cherche ses mots devant sa mère. Il remarque les regards, les menaces à peine formulées, les humiliations déguisées en plaisanteries. Il voit qu’un parent prend toute la place et que l’autre disparaît peu à peu. L’enfant ne sait pas expliquer ce qui se passe. Mais son corps, lui, le sait. Il ressent le danger avant même de pouvoir le nommer. Et souvent, le parent qui souffre prend alors une décision qu’il croit protectrice : il décide de ne rien montrer. Il cache les humiliations. Il minimise les violences. Il trouve des excuses. Il efface les traces. Il ravale ses larmes. Il explique que l’autre parent est fatigué, stressé, maladroit, qu’il a eu une enfance difficile, qu’il aime ses enfants malgré tout. Ce parent ne ment pas toujours par faiblesse. Il ment parfois par amour. Il veut préserver l’enfant. Il ne veut pas l’obliger à choisir. Il ne veut pas salir l’image de son père ou de sa mère. Il ne veut pas déposer dans son cœur le poids d’une histoire d’adultes. Il veut lui laisser une enfance. Cette intention est profondément humaine. Mais elle peut produire exactement le contraire de ce qu’elle cherche à éviter. Parce qu’en dissimulant la violence, on ne la fait pas disparaître. On la rend seulement incompréhensible. L’enfant voit qu’un parent souffre, mais on lui dit que tout va bien. Il ressent la peur, mais on lui dit qu’il n’y a aucun danger. Il perçoit la cruauté, mais on lui parle d’amour. Il assiste à l’effacement d’un être humain, mais on lui présente cet effacement comme de la patience, du pardon ou du dévouement.
la colonisation
Je voudrais vous parler aujourd’hui de colonisation. Mais probablement pas de la manière dont vous l’imaginez. Je ne suis pas historienne. Et je ne suis pas ici pour vous dire comment vous devez regarder l’Histoire. Je vais simplement vous proposer ma grille de lecture. Celle que j’utilise depuis des années pour observer les fonctionnements humains. Et dans cette grille, il existe une idée essentielle : L’être humain reproduit les mêmes mécanismes de manière fractale. Ce que nous faisons à l’échelle d’un individu, nous pouvons le retrouver à l’échelle d’une famille. Ce que nous faisons dans une famille peut se retrouver dans un groupe. Puis dans une entreprise. Dans une ville. Dans un département. Dans un pays. Et parfois à l’échelle d’un continent. La taille du territoire change. Le mécanisme, lui, peut rester exactement le même. C’est ce que j’appelle le Transposé Totallis. Observer un fonctionnement quelque part et regarder comment le même fonctionnement peut se transposer ailleurs, sous une autre forme, à une autre échelle. Et lorsque je l’observe dans les lignées et dans les systèmes familiaux, je parle de Transposé Familia. Alors regardons la colonisation avec cette grille. Et commençons par quelque chose de beaucoup plus simple qu’un pays. Commençons par une personne. Imaginez que quelqu’un entre chez vous. Vous ne l’avez pas invité. Il regarde votre maison. Votre cuisine. La façon dont vous élevez vos enfants. Votre manière de manger. Votre manière de vous habiller. Votre façon de croire. Votre façon d’aimer. Votre façon de travailler. Et cette personne vous dit : « Je vais vous aider. » Puis elle commence à déplacer vos meubles. Elle change vos habitudes. Elle vous explique que certaines de vos traditions sont mauvaises. Elle décide que sa manière de faire est plus évoluée que la vôtre. Peut-être est-elle absolument convaincue de vous rendre service. C’est précisément là que quelque chose devient extrêmement intéressant. Parce qu’une intention que l’on considère comme bonne ne rend pas nécessairement une action respectueuse.
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