Pendant longtemps, lorsque je prenais la parole, que ce soit en coaching ou lors dâune intervention, jâĂ©tais habitĂ© par une pression invisible.
Je voulais briller.
Je voulais impressionner.
Je voulais ĂȘtre Ă la hauteur.
Je voulais sentir que les autres reconnaissaient ma valeur.
Alors je guettais les réactions.
Les regards.
Les compliments.
Les validations.
Que ce soit Ă la PSX, dans la citĂ© ou dans ma vie en gĂ©nĂ©ral, jâattendais ces signes qui me diraient :
« Oui, tu es bon. »
Mais cette posture avait un prix.
Une pression permanente.
Une frustration constante.
Et au fond, une sensation Ă©trange : rien nâĂ©tait vraiment lĂ©ger.
Puis, progressivement, quelque chose sâest clarifiĂ© en moi.
Une prise de conscience simple, mais profonde :
đ„ Le plus important, ce nâest pas moi.
â€ïž Le plus important, câest lâautre.
Ă partir du moment oĂč jâai commencĂ© Ă me tourner rĂ©ellement vers les autres, quelque chose sâest transformĂ©.
Ma façon dâintervenir.
Ma maniĂšre de coacher.
Ma perception mĂȘme de la vie.
Et surtout, jâai ressenti un vĂ©ritable sentiment de libĂ©ration. đ€©
đ Vendredi 6 mars, lorsque a parlĂ© de lâimportance dâĂȘtre tournĂ© vers les autres, cela a profondĂ©ment rĂ©sonnĂ© en moi.Comme si ses mots venaient mettre de la lumiĂšre sur ce que jâĂ©tais en train de comprendre. Le message vocal de sur : Quand on est dans son ego ou quand on est dans sa raison d'ĂȘtre en rĂ©ponse Ă Et je me suis souvenu dâun moment trĂšs prĂ©cis.
Une masterclass.
Je suis intervenu comme coach, mais intĂ©rieurement jâĂ©tais en mode performeur. Je voulais impressionner toute lâaudience. RĂ©sultat : catastrophe.
Nadia mâa interrompu une vingtaine de fois pendant mon coaching.
Ă un moment donnĂ©, elle mâa mĂȘme demandĂ© si cela me dĂ©rangeait quâelle mâinterrompe autant.
Avec le recul, câĂ©tait Ă©vident.
Je nâĂ©tais pas vraiment lĂ pour aider.
JâĂ©tais lĂ pour briller.
Ă force de vivre cette pression, cette souffrance intĂ©rieure, et parfois aussi de rester trop souvent en retrait, jâai compris quâil fallait que quelque chose change.
Aujourdâhui, ma posture est diffĂ©rente.
Je ne fais plus les choses pour flatter mon ego.
Je ne me demande plus :
Est-ce que je vais ĂȘtre Ă la hauteur ?
Est-ce que je vais briller ?
Est-ce quâon va mâapplaudir ?
Aujourdâhui, je fais les choses pour servir.
Quand je pose une question, ce nâest pas pour paraĂźtre intelligent.
Câest pour comprendre.
Et si ma question peut aussi aider dâautres personnes, alors tant mieux.
Aujourdâhui, mon objectif est clair :
â me rapprocher le plus possible de 100 % de cette nouvelle façon dâĂȘtre.
Je ne vous cache pas que mon ego tape encore parfois Ă ma porte.
Il me murmure encore :
« Nourris-moi. »
Mais je ne veux plus quâil soit ma prioritĂ©, comme cela a Ă©tĂ© trop souvent le cas auparavant.
Ce que je veux aujourdâhui est beaucoup plus simple.
Je veux me sentir libre.
Libre dâagir.
Libre de poser une question simple.
Libre de ne pas chercher Ă impressionner.
Libre dâĂȘtre dans la simplicitĂ©.
Et surtout, vivre pleinement le moment prĂ©sent, sans ĂȘtre polluĂ© par toutes ces pensĂ©es parasites, sans subir toutes ces interfĂ©rences intĂ©rieures qui mâĂ©loignent de lâessentiel.
ArrĂȘter de vouloir tout contrĂŽler.
ArrĂȘter de vouloir briller.
Et me placer simplement dans une posture de comprĂ©hension, dâapprentissage et de service.
Ătre lĂ pour aider lâautre.
Tout simplement. ( nourrir mon Ăąme et non mon ego )
Et en vous Ă©crivant ce message aujourdâhui, jâancre encore davantage cette prise de conscience en moi.
Parce quâau fond, ce que je cherche maintenant nâest plus de briller.
Câest dâĂȘtre pleinement prĂ©sent.