Ce matin en méditation et dans les enseignements de pleine conscience, j'ai eu une claque.
L'image du pixel.
Une pensée qui apparaît — jusque-là, rien de grave.
Mais nous, qu'est-ce qu'on fait ?
On zoome. On ajoute du détail. De la couleur. Du son.
On transforme une inquiétude en film catastrophe en haute définition.
La fatigue. La culpabilité.
Le "je suis pas assez".
Le "j'aurais dû".
Pixel par pixel, on leur donne tellement de netteté qu'elles deviennent tout l'écran.
Et un jour à 40 ans, 45, 50, et plus, tu te réveilles épuisé(e) et tu te demandes : mais c'est qui cette femme que je suis devenue ?
Parce que ce que tu vois dans le miroir, c'est pas toi.
C'est juste l'accumulation de toutes les pensées que t'as rendues trop réelles.
Sauf que voilà le truc :
Un pixel, ça peut aussi se dissoudre.
Une pensée qui arrive, tu peux la regarder sans la nourrir.
Sans lui donner tout l'espace.
Sans en faire une certitude.
Tu es infiniment plus vaste que tes pensées.
Plus vaste que ta fatigue.
Plus vaste que cette version de toi que t'as construite couche par couche pour tenir debout.
Aujourd'hui j'ai choisi d'alimenter autre chose dans mon attention : l'espace entre les pixels.
Le vide qui respire.
L'endroit où l'énergie revient.
Où la paix existe déjà.
Et toi — qu'est-ce que tu continues à rendre HD dans ta tête alors que t'aurais juste besoin de baisser la résolution et de respirer ?
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Christelle 🔥