Quelques réflexions. Grâce à Jean-Claude Nouen qui m’a permis de devenir aware, j’analyse un peu plus les influences que je subis. Et il en est une dont Cialdini ne parle pas. Il n’évoque que son inverse, la sympathie. Quand je prends en charge un patient auparavant suivi par un confrère pour lequel je n’ai aucune estime professionnelle , je kiffe quand je découvre qu’il a merdé, preuve de sa nullité, tout en ayant une pensée pour le pauvre patient qui se faisait suivre par un médecin de merde. Attention car je fais des échographies cardiaques, examen très opérateur-dépendant à qui l’on peut faire dire n’importe quoi (belle métaphore de l’hy(pnl)ose comme elle est enseignée dans nombre d’école en France). Et donc je dois veiller à ne pas me laisser influencer par le fait que j’ai raison et que l’autre à tort. Bref, l’antipathie peut être un levier d’influence. Qu’en pensez-vous ? Mais alors quid des opposés des autres leviers de Cialdini. Finalement la rareté ne serait-elle pas l’inverse de la preuve sociale ? Et quid des autres unité, autorité, engagement-cohérence, réciprocité. Car on prend en compte les leviers positifs, mais ne pas négliger les leviers négatifs.