[Pour celles qui préféreraient écouter mon récit d'accouchement, vous aurez plus de détails dans l'atelier du 12.12.2025 avec @Hélène Guittet 😘 https://www.skool.com/le-mastermind-de-la-naissance/classroom/758bca96?md=c6797f3c5eb847138fe023a4b029b353 mais je voulais pouvoir vous le partager à l'écrit aussi ! Lisez si vous accouchez bientôt !!!❤️] Nous sommes vendredi 5 décembre 2025 au soir, ça fait 48h que je ne me sens pas très bien, avec des douleurs type menstruations en continu. Je sens que c'est pour ce week-end, mais je ne m'avance pas. Mais DPA est le 19 décembre. Tous les derniers préparatifs pour notre ANA sont prêts, après un premier accouchement effet toboggan instrumentalisé et traumatisant 18 mois plus tôt. Deux choses me stressent : si l'accouchement a lieu en journée, la gestion de mon premier fils, qu'est ce qu'on en fait si c'est le weekend (pas de nounou), j'ai peur que sa présence me déconcentre. Deuxièmement, toute la logistique autour de la piscine. Ça fait des semaines que je lis tous les soirs des affirmations avec les composantes de mon accouchement idéal (ex : j'accouche la nuit, mon fils dort profondément). Je me couche donc ce soir-là, mais impossible de m'endormir. Mickaël dort en bas, je le gêne trop à ce stade de la grossesse. À 23h45, je me tourne dans le lit et là j'entends "boumboum". Un bruit de coffre qui se déverrouille. Je comprends tout de suite. Je me lève, je vais aux toilettes et j'attrape une couche pour incontinence que j'ai prévu pour les saignements du post partum. Je perds plein d'eau dans les toilettes, ça saigne un peu. Et ça contracte immédiatement. Un vent de panique s'empare de moi, ça y est, c'est le grand jour, je dois être à la hauteur, je me mets la pression bien que je sache que c'est débile. Je n'ai pas envie de me décevoir, pas envie de retourner à l'hôpital et d'être encore entre les mains de d'autres personnes, incapable. Je suis quand même contente que ça se déclenche pendant la nuit. Je décide immédiatement, tant que les contractions ne sont pas trop fortes, d'installer la bâche sur mon lit et tout ce que j'ai prévu pour ne pas en mettre partout, mais la couche à ce stade là c'est plutôt une bonne idée. Je veux tenir le plus longtemps sans la piscine, dernier recours à ma douleur, parce que j'ai bien compris qu'il y a des chances que le bébé sorte immédiatement à ma sortie de l'eau si j'attends un peu. Sauf que... Je n'arrive pas à installer cette putain de bâche tellement mes contractions sont rapprochées. Je tremble, j'ai froid, j'ai peur. Je décide donc d'aller voir Mickaël, je lui demande de préparer la chambre et ensuite il pourra aller se recoucher, je ne veux pas le déranger alors qu'on est au début du travail. Aller, ça va bien durer au moins 10h. Je peux à peine lui donner des directives tellement c'est intense, la douleur est forte dès le début. Je ne sais pas dans quelle position me mettre, rien ne me soulage. Mickaël fait quelques aller-retours pour mettre le chauffage, les lumières tamisées, me donner de l'eau de coco etc. Cette agitation (pourtant il fait tout calmement) me soûle, et je ressens +++ la douleur quand il rentre dans la pièce. Ma dernière directive c'est donc : casse-toi. (Pauvre chouchou 😭❤️) Il paraît que ça va plus vite quand il n'y a pas d'observateur. Moi qui m'inquiétais, avant, de réveiller mon fils, à ce moment-là rien à faire, bien qu'il soit dans la pièce d'à côté, je pousse des grognements/cris plaintifs, il n'y a que ça qui m'aide à accompagner la douleur. Mickaël se débrouillera avec le petit. C'est insupportable. Encore heureux que cette fois-ci je n'ai pas la douleur dans le dos, encore heureux que bébé ait la position idéale cette fois-ci. Ema nous a pourtant dit quelques jours plus tôt "vous aurez plus de temps de pause que de temps de contractions." Bah non. Non en fait, à peine une est finie que l'autre commence. Mon corps déconne ou quoi ??? Donc même sans déclenchement je suis destinée à passer des heures dans une douleur en continu ? Tant pis, je tiens encore, c'est quand même pas aussi douloureux que le déclenchement, et puis je suis tranquille toute seule dans ma chambre. L'hôpital me revient en tête et non non non c'est MORT. Je repense à mes mantras "j'accepte les vagues, j'abandonne mes résistances" Blablabla MON CUL OUI (je vous décris mes pensées telles qu'elles étaient dans ma tête🤣🤣) la seule phrase qui m'aide : "je suis la douleur"