Récit de naissance de l'arrivée de Flora
Nous sommes mercredi 10.06 le jour pile de ma DPA, je suis sur le point de descendre l'escalier pour aller dans la cuisine comme chaque matin mais lorsque je m'apprête a descendre je sens comme une sensation bizarre, comme si je me faisais pipi dessus je cours directement aux toilettes et me rend compte que je fais pipi tout claire étrange pour le premier pipi du matin qui est jaune foncé normalement et là je réfléchis et je me dis que j'ai peut être fissuré. À ce moment il est tôt 8h environ, durant toute la journée je perds un peu de liquide toujours claire tout va bien je me repose un maximum jusqu'au soir, je fais encore à manger tout était normal, j'avais eu à 17h une légère contraction comme une carresse dans le bas du ventre. Je continue ma petite vie jusqu'au soir je prends ma douche et je veux aller me coucher vers minuit mais là impossible de rester coucher les contractions se font sentir de plus en plus du coup je me rend dans la chambre de bébé et je me dis que je dormirais mieux dans le fauteuil. De minuit à 4h30 environ je ressens et respire profondément face aux contractions qui se rapprochent de plus en plus, je vais uriné presque toutes les heures et j'évacue des sortes de glaires d'un rouge tout claire, mais arrivé à un moment, même les méditations ne m'aide plus. Du coup je réveil mon compagnon et je lui dis d'appeler la sage-femme sur son biper, elle m'appelle et m'accompagne pendant que je vocalise dans mon salon, elle me demande si je peux encore gérer toute seule ou si je souhaite venir à la maison de naissance pour qu'elle puisse m'accompagner. Je lui répond que non, que j'ai déjà préparer toute mes affaires que nous sommes prêt à partir. Sur le trajet dans la voiture (35 minutes) je vocalise à chaque contractions.
Nous arrivons à la maison de naissance vers 5h du matin, la SF a déjà tout préparé la chambre, avec la baignoir pleine d'eau bien chaude. Elle me propose de me mettre dans la baignoir pour soulager mes contractions, je me mets du coup dans la baignoir avec juste mon haut de maillot de bain, ça me fait du bien, mais j'ai une douleur dans tout le bas du dos qui me fait vraiment mal, la SF me fait un massage qui me soulage mais que temporairement. Les contractions continue plus ou moins intensément. Après 1h je crois elle me dit de sortir du bain qu'on va essayer de me soulager le dos avec diverses positions mais je ne peux pas me coucher sur le dos et rien n'arrive à me soulager et je ne peux même pas me reposer pendant mes pauses, elle me dit que ça serait bien de faire un TV pour voir ou j'en suis et elle me dit que j'en suis à entre 3 et 4, plusieurs heures passent, la SF laisse place à sa collègue car son tour est terminer, je continue le travail du coup avec la seconde que je connais également. Elle essaie tout pour m'aider (lavement, sonde pour évacuer l'urine car je n'arrivais plus à aller aux toilettes comme si c'était boucher) une heure plus tard elle me refait un TV toujours pareil entre 3 et 4. Je suis épuisée je n'arrive toujours pas à faire ne serais-ce qu'une micro sieste pour reprendre des forces. Je demande à aller à l'hôpital pour avoir une péridurale car je suis à bout de force après ces dernières 13h, la douleur dans le dos ne me quitte pas. On prend le taxi avec mon chéri et la SF, 4 minutes de torture je l'avoue. Arrivée à l'hôpital il est 14h nous sommes accueilli par une super équipe qui me prend en charge et dans 30 minutes plus tard j'ai ma péridurale, que je peux dosée avec un petit bouton. Environ 1h après je suis soulager et je souffle un peu, mais toujours cette douleur dans le dos. Malgré la péridurale, j'ai toujours cette douleur dans le dos, je suis obliger d'appeler la SF toutes les 20 minutes afin quelle me tourne d'un autre côté à chaque fois, je ne peux malheureusement pas le faire toute seule car je n'ai plus de sensation dans les jambes dû à la péridurale et mon dos me fait vraiment très mal.
On me propose rapidement de l'ocytocine pour aider mon col à s'ouvrir, j'accepte car très peu doser au début mais au fur et à mesure des heures qui suivent ils augmentent la dose et mon col par bonheur s'ouvre un peu plus toutes les deux heures et on commence tranquillement petit à petit à pousser quand j'arrive enfin à 10 (je suis déjà depuis plus de 20h à l'hôpita), la SF qui m'accompagne est incroyable et m'encourage avec une énergie et une bienveillance folle, elle croit fort en moi.
Je pousse à chaque contractions jusqu'à presque 8h00 mon col toujours à 10 (cela fait 30h que le travail est lancer depuis mes premières contractions chez moi). Malheureusement ma fille à le dos contre mon dos et n'a pas une position très bonne pour passer correctement dans mon col, le médecin vient me dire que pour le moment tout va bien ma fille va bien et moi j'ai encore de l'énergie pour pousser et que je le fais très bien. Il me laisse une heure encore pour essayer de la sortir comme ça, mais au vue des mes douleurs dans le dos ça va être compliquer de rester comme ça encore des heures. Du coup il me propose deux options, la ventouse ou la césarienne. Pour moi il était hors de question que ma fille sorte par une ouverture que l'on m'aurait fait. Du coup j'opte pour la ventouse même si ça ne m'enchantent pas, elle passera du coup par voie basse et aura mes bonnes bactéries, c'est important pour moi à ce stade là. Je reste très tranquille et zen face à cette décision prise en concience.
Il commence a préparer tout, comme je suis dans un hôpital universitaire, ils me demandent si cela me dérange que des personnes viennent assister à l'intervention, je leur dit que non du coup la pièce se remplis de plein de monde, je reste néanmoins très calme et connecter à ma fille. Mon homme lui était vite fait aller aux toilettes et n'étais pas là à ce moment, en revenant il avait l'air choquer de voir autant de monde et pensait qu'il y avait un problème, j'ai su le rassurer et m'a rejoint rapidement dans ma bulle. Il a cru en moi jusqu'au bout et était là pour m'aider à pousser ainsi que la SF toujours présente. Après 2 nuits sans dormir et 1 jour et demi sans rien avoir manger, j'ai activé ma part lionne qui sommeillait en moi pour aider les médecins à sortir ma fille de toutes mes forces. Le médecin à mis toute son énergie pour la faire sortir avec la ventouse et moi je poussais en même temps. Un vrai travail d'équipe. Ils ont dû me faire une episiotomie pour mieux faire passer la tête. Au moment ou j'ai sentis ma fille sortir très rapidement (il est 10h08 le 12.06 après plus de 34h de travail) et qu'elle était sortie, une joie immense et un soulagement m'a gagner ainsi qu'un soulagement au niveau de mon dos quasi immédiat, je n'ai regarder personne d'autre qu'elle les larmes me sont monter au yeux j'étais si fière qu'elle soit là, je l'avait fait malgré toutes ces interventions.
Ma victoire était de ne pas avoir eu de césarienne c'était ça de gagner au vue du périple que j'avais vécu ces dernières heures pour voir enfin ma fille. J'ai eu droit à de belles sutures car déchirures aux 3ème degrés. Mais je m'enfichais ma fille était là elle allait bien. 20 minutes plus tard on me la posait sur moi dans son petit bandeau qu'on m'avait mis lors de mon arrivée à l'hôpital, elle etait si douce et à ma grande surprise j'ai découvert qu'elle avait des cheveux blond vénitien très rare d'après le personnel soignant et peu après on la mise en peau à peau avec son papa aussi.
J'ai passer une nuit à l'hôpital pour surveiller à cause de mes sutures. Et ensuite je suis aller passer 3 jours et 3 nuits à la maison de naissance où j'aurais du accoucher de base, mais dans la partie long séjour, j'ai été très chouchouter et guider. Les SF m'ont guider pour mettre en place l'allaitement, difficile au début car j'avais quand même perdu 1L300 de sang lors de l'accouchement. J'ai réussie au final à mettre en route cette allaitement grâce au bout de sein qui m'ont clairement sauvé sinon elle n'aurait jamais pu choper mes petit têtons ou difficilement. Je dois pour le moment allaiter un maximum coucher et rester aussi coucher un maximum à cause de mes multiples points de sutures qui guérissent un peu tout les jours. J'ai également eu au retour à la maison une baisse des hormones qui a fait que je pleure comme une véritable madeleine d'un seul coup, c'est déstabilisant au plus au point mais l'accepter est le mieux que je puisse faire, ne pas culpabiliser de pleurer, il vaut mieux que ça sorte.
Ma fille a aujourd'hui une semaine et nous nous adaptons chaque jour un peu à elle et elle à nous. Moi qui est toujours été très indépendante, quelqu'un dépend de moi maintenant et c'est vraiment challengeant. Et comme dirait Ema on retrouve nos vies ça ne sera pas toujours comme ça. Mais c'est quand même des moments très précieux et il faut en profiter un maximum.
Petit message aussi pour celles qui douterais de leur compagnon s'ils ne s'intéressent pas à tout les aspects de l'accouchement autant que vous ou pas du tout, ils pourraient vous surprendre le jour J et vous impressionné même. Donner leur juste une aide (un carnet remplis d'informations pour la gestion de la maison, préparer des plats pour le post partum avec des instructions clair de préparation ou même leur imprimer quelques cours sur l'accouchement car certain préfère l'avoir en support papier au lieu de passer des heures à regarder des videos, etc) et faites leur avant tout confiance.
Sur ce voilà mon récit de naissance touche à sa fin. On va laisser le temps défiler maintenant avec notre magnifique petit bout 🥰
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37 comments
Lisa Vallet
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Récit de naissance de l'arrivée de Flora
Le Mastermind de la Naissance
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J’aide les femmes enceintes à préparer une naissance naturelle sans se trahir, pour passer de la bonne élève à la femme souveraine.
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