Avec Nous avons à cœur de vous partager notre récit de naissance pour témoigner que même dans l’adversité, le choix de la souveraineté est toujours possible. Notre cœur, notre intuition et notre corps restent nos meilleurs guides. ✨
Tout débute lundi 15 Juin…
Ne voyant pas de signe d’arrivée de bébé à 2 jours du terme (malgré l’impatience de toute la famille de le rencontrer), j’ai pris les devants en sollicitant Gisèle, notre SF AAD, pour connaitre la marche à suivre et les potentiels enjeux par rapport à notre projet d’accompagnement à domicile.
Lundi 15/6 vers 18h nous avons donc un appel où elle nous demande de réaliser une échographie de terme et nous indique que le projet reste viable jusqu’à 42 semaines.
Pendant ce court échange, j’ai ressenti quelques tiraillements dans l’utérus et qu’il était temps de s’organiser pour la gestion de Lysea et Loevann, les 2 grands ado de Nicolas.
On profite donc d’un dernier repas avec eux, leur expliquant que bébé allait très certainement bientôt arriver. Lysea prend cœur à nous aider à installer la piscine, le matelas, les bougies dans le salon où est prévu l’accouchement, avant de décider de partir chez ses grands-parents. Loevann lui est immédiatement bouleversé par ses émotions et décide finalement de rester à la maison avec nous. Je lui avais indiqué qu’il était peu probable que j’accouche dans la nuit donc qu’il pouvait rester s’il se sentait mieux ici.
🗓️Le mardi, notre mission a été de trouver un rdv pour faire l’échographie de terme qui n’avait pas été programmée. Avec un peu d’insistance, Anaïs notre échographiste habituelle a accepté de nous recevoir à 17h juste avant son départ en congé pour une semaine.
Dans l’heure qui a suivi, tout s’est effondré !
Anaïs a demandé à ce que nous appelions Gisèle ensemble pour faire le point sur la situation (faible volume de liquide amniotique et ralentissement de croissance).
Gisèle s’est désengagée instantanément et radicalement nous demandant d’aller à la maternité pour être déclenchée. Elle a raccroché rapidement malgré son astreinte pour nous et nous nous sommes retrouvés livrés à nous même face a un discours ultra alarmiste 🚨
En faisant appel à notre sang froid, avec Nicolas nous avons pris les décisions suivantes :
- aller faire une séance d’acupuncture > Notre amie Carmen nous a pris en urgence à 19h
- aller faire un monitoring à la maternité (vu que notre SF venait de nous abandonner) pour vérifier que tout va bien et rentrer chez nous > le cœur de bébé allait parfaitement bien, malgré cela l’équipe voulait me déclencher le lendemain des 6h30 pour être sur que ça soit bien fini à minuit, priorité à la gestion du temps ! 😆
- Nous avons dit oui au déclenchement juste pour pouvoir rentrer chez nous, sachant pertinemment que nous n’irions pas le lendemain au rdv.
- Nous avons décidé de nous laisser 24h de plus pour voir si bébé arrivait naturellement, en prenant toutes les mesures de précaution nécessaire (nouvelle échographie et monitoring le lendemain)
🗓️ Mercredi 17/6 (jour du terme officiel), nous avons partagé un dernier déjeuner avec Loevann qui était resté auprès de nous malgré le tsunami émotionnel qui l’habitait.
L’après midi tout s’est enchaîné et accéléré :
- nous avons fait une 2eme échographie de terme pour un 2eme avis qui a confirmé le premier. Le temps semblait donc être compté ! ⏰
- Le monitoring et examen avec une SF au village qui a accepté de nous recevoir en urgence, nous a donné une lueur d’espoir : le cœur du bébé bat et régule toujours bien. En confiance avec cette femme, je demande un TV et découvre que mon col est mou, court et commence à s’ouvrir ! Nous ressortons reboosté de ce rdv avec la conviction qui commence à s’ancrer que nous allons pouvoir donner naissance naturellement à Liam.
- À 19h, mon ostéopathe médecin chinoise nous prend en urgence pour nous aider à continuer à déclencher naturellement le travail. Nicolas m’appuiera sur les 2 points d’acupuncture transmis une partie de la soirée avant que l’on aille se reposer après ses 48h intenses émotionnellement ou nous avons peu dormi. Nous nous couchons avec une détermination froide et consciente que nous allons accoucher seul à la maison. Nous nous sentons capables de relever ce défi ! 💪 Nicolas avait d’ailleurs ce pressentiment depuis que nous nous sommes inscrits au MDLN ! Notre limite est claire, au moindre doute nous appellerons le samu pour être transféré à l’hôpital qui est à 5 minutes de la maison.
🗓️ Jeudi 18/6 (41 +1)
Je me lève pour aller aux toilettes vers 2h50. À la suite de ça je commence à sentir des tiraillements assez réguliers dans l’utérus. Je me remets au lit pour me reposer encore un peu sentant que ce sera le grand jour !
Nicolas se réveille quelques heures plus tard, nous sommes prêts et en joie de la rencontre avec notre fils qui se rapproche.
À 5h52 nous commençons à noter les contractions.
Nous sommes donc seuls à la maison, suite à « l’abandon » de Gisèle.
Par chance, notre amie Carine qui est Doula a accepté la veille d’être disponible pour guider Nicolas à distance par messages écrits et audio dès qu’il en ressentirait le besoin. Elle a également ouvert un espace médecine incluant toutes les amies présentes à la blessing way.
Nous nous sentons soutenus et reliés énergétiquement tout en étant bien dans notre bulle tous les 3 à la maison, dans notre cocon.
La matinée se déroule dans une belle complicité, on vit ces moments comme un rituel initiatique et spirituel. On joue du tambour, on allume des bougies, on se laisse guider.
Vers 9h je commence à avoir des contractions toutes les 5 minutes.
Un peu avant 10h je ressens l’envie d’aller dans la piscine. À ce moment là, le livreur nous apporte le Doppler fœtal que nous avons commandé en urgence pour pouvoir suivre le rythme cardiaque du bébé. On remercie ce timing parfait ! Je suis rassurée de pouvoir écouter son cœur, cette vigilance guidera tout le travail pour être sure de ne faire prendre aucun risque à Liam.
Je suis surprise de vivre « aussi bien » les premières heures de travail. Moi qui suis douillette et anxieuse habituellement, je me sens portée et laisse la douleur me traverser plutôt facilement.
Je suis connectée à d’autres dimensions avec une partie de conscience qui reste bien présente par rapport à la vigilance que nous nous imposons pour la sécurité de bébé. Malgré ça je reçois de nombreux messages intuitifs et guidances qui me donnent des informations précieuses sur ce qui se passe.
Il y a une mémoire qui remonte et me crie dans les oreilles « tu enfanteras dans la douleur ». Sur le moment je ne savais pas si c’était une mémoire familiale ou une sorte de punition dont je devais me libérer.
Vers 14h45, sur les conseils de Carine on a accueillis et verbalisé toutes nos émotions. La première que j’ai ressentie appartenait à bébé qui était en colère car il se sentait bloqué. À ce moment là j’ai demandé à Nicolas s’il était possible qui se soit retourné dans le mauvais sens (la tête qui regarde les étoiles). Il me dit que non ça lui semble peu probable. Nous comprendrons le lendemain de la naissance que la clé qui a bloqué l’accouchement était la…
En effet le travail a commencé à devenir beaucoup plus douloureux, et moins efficace vers 20h je dirai. Nous avons préserver encore plusieurs heures car le rythme cardiaque de bébé était toujours bon. On a alterné les positions, les lieux (piscine, canapé, matelas, toilettes) dans une danse toujours aussi fluide et complice bien que beaucoup plus douloureuse.
J’ai imploré le soutien de nombreuses femmes, de mon équipe de lumière, j’étais épuisée et ne comprenait pas pourquoi bébé ne coopérait pas pour sortir alors que Nicolas commençait à apercevoir la tête. Bébé était vraiment bas, nous ne pouvions plus suivre son rythme cardiaque. Épuisée et commençant à vraiment m’inquiéter je lui ai dit que c’était le moment d’appeler le Samu. Je ne voulais pas mettre en danger bébé et était prête à lâcher la fierté d’avoir accouché seule. L’appel a lieu à 1h19, 14 minutes plus tard c’est le débarquement dans le salon : 3 pompiers et 3 personnes du samu entrent. Je me sens jugée d’insconciente. Le médecin est très froid et semble défaitiste. J’entends une voix intérieure qui me dit « tu as cru que tu étais plus forte que les autres, regarde comment ça finit, tu vas tuer ton bebe! ». C’est dans cet état que je suis transférée seule dans le camion de pompiers. Je me prépare à la possibilité de mettre au monde un enfant mort et me dissocie émotionnellement.
Nicolas est arrivé en même temps que nous à la maternité en ayant grillé tous les feux pour être présent dès mon arrivée.
Tout de passe alors très vite : nous sommes installés au bloc où il y a 3 SF. Le monitoring de bébé est bon. Elles voient bien la tête avec ses cheveux et me disent qu’elles vont m’aider pour les ultimes poussées qu’il n’y a rien d’autres à faire ! Je reprends espoir d’avoir un bébé en vie. Je suis épuisée, je ne sais pas où j’ai trouvé la force pour faire ces 3 poussées qui m’ont offert le fils dont je rêvais depuis plus de 15 ans !
Il est 2h15 Liam vient de naître 💙
Je suis émerveillée par ses grand yeux ouverts et prends un shoot d’amour indescriptible ! Je me souviens de bien rester connectée à Liam et à Nicolas malgré les différentes sollicitations du corps médical.
Le placenta est sorti dans les minutes qui ont suivies facilement. Je n’ai perdu que peu de sang et n’ai eu qu’une petit déchirure qui n’a pas nécessité de point.
Nous sommes en peau à peau immédiat, le cordon est coupé tardivement par Nicolas lorsqu’il ne bat plus. Nous récupérons avec une facilité qui nous surprend le placenta !
Je refuse le rophyllac, on fait le test de Kleihauer (qui est négatif) et rhésus du bébé (qui est confirmé positif) puis nous nous retrouvons tous les 3 pour plusieurs heures en peau à peau sans intervention.
L’équipe nous propose de sortir à H+6 en signant une décharge, ce que nous acceptons bien sûr ! Nous sommes surpris de la fluidité des événements qui est très contrastantes avec les échanges que nous avions eu avec les différentes équipes qui voulaient nous déclencher. Je découvrirai d’ailleurs de retour un mail de la maternité m’accusant de mettre en danger de mort mon bébé en ne venant pas à la maternité pour être déclenchée.
Malgré la déception vis à vis du désengagement de Gisèle et la pression constante de la maternité, nous sommes fiers d’avoir offert à Liam une naissance souveraine, naturelle sans chimie ni médicalisation !
Sur ce chemin bien mouvementée, nous avons eu aussi de nombreux soutiens précieux pour lesquels nous avons une gratitude infinie. 🙏
Nous sommes à J5, je récupère de mieux en mieux suite à l’intensité physique du travail malgré la canicule qui m’ajoute beaucoup de fatigue et de surcharges sensorielles. Je consomme le placenta depuis 3 jours et je sens que c’est un soutien précieux. Pour la 1ere fois j’ai réussi à lâcher l’ hyper vigilance et à dormir un peu plus cette nuit.
Liam va parfaitement bien ! Nous sommes en peau à peau permanent avec lui et dormons tous les 3 ensemble pour le moment.
Je suis chaque jour impressionnée de ses capacités malgré son petit gabarit (il est né à 2,950kg et 47cm).
Aujourd’hui la montée de lait semble complète, on partage de doux moments de connexion malgré les douleurs que créent l’allaitement (on a rdv demain avec une ethiopathe pour faire le point et des éventuels ajustements).
Nicolas a été un gardien du temple exceptionnel. Je suis chanceuse de l’avoir à mes côtés et sais maintenant que j’ai fait le bon choix pour donner la vie. Tous les doutes que j’avais sur notre couple se sont envolés avec l’accouchement que l’on a vécu et ce début de mois d’or ensemble. La patience aura été payante! Nous avons mis prêt de 3 ans pour accueillir cette âme et sommes passés par des phases très difficiles qui ont mis en périmé notre couple. Ce combat s’achève aujourd’hui avec un merveilleux bébé, une famille recomposée, 2 chats et surtout la conviction maintenant profonde que nous pourrons surmonter tout ce que la vie nous présentera ! 💗
On l’a fait ! 🏆
Merci pour la qualité de la formation qui nous a permis de réaliser notre projet de naissance souveraine même dans l’adversité. Merci aussi à Maryline pour son dévouement lors des scans quantiques et à pour son accompagnement lors des rdv physio. La PMI commence d’ailleurs à m’appeler et me laisser des sms. conseilles tu de les rappeler pour écouter leur discours d’une oreille, dire que tout va bien pour être tranquilles? Ou bien on peut ignorer leurs contacts ?