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Live mensuel is happening in 21 days
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🎥 LE PREMIER LIVE MENSUEL DE LA COMMUNAUTÉ LIEN® ARRIVE !
📅 Jeudi 15 octobre ⏰ 20h30 Pour inaugurer nos nouveaux rendez-vous mensuels, nous allons nous attaquer à une question que beaucoup d’aidants et de professionnels se posent : 🧠 Pourquoi une personne Alzheimer devient-elle agressive ? Et surtout… que se passe-t-il réellement derrière cette “agressivité” ? Nous allons décoder ensemble : 👉 ce que ce comportement cherche parfois à exprimer 👉 le rôle du cerveau et des émotions 👉 ce qui peut amplifier involontairement la situation 👉 et surtout, comment réagir autrement pour préserver le lien. 💡 L’objectif : repartir avec une autre lecture de l’agressivité et des clés concrètes pour accompagner plus sereinement. 📌 Et à partir de maintenant : les lives mensuels auront lieu chaque 15 du mois à 20h30. ❤️ Premier rendez-vous : jeudi 15 octobre à 20h30. Qui sera là pour ce premier live ? 👇
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👋 Bienvenue, je suis Audrey Albert- Commencez ici
À 16 ans, je ne faisais pas mes devoirs, enfin si à environ 2h00 du matin et je m’endormais dessus, la plupart du temps. Je m’occupais de mes parents malades. Je gérais leurs crises, leurs rendez-vous, leurs traitements, les hallucinations, la colère… Je portais sur mes épaules des responsabilités que personne ne m’avait apprises à gérer. J’ai connu la peur de tout oublier comme eux. La fatigue qui vous écrase jusqu’au cœur et vous donne envie d'hurler. La culpabilité qui vous ronge quand, malgré tout, on crie ou qu’on se sent impuissant, car après tout on n’est qu’une enfant. Je m’en souviens comme si c’était hier : le jour où ma mère a été diagnostiquée, sa première phrase a été : "Et maintenant tu vas m’abandonner, car je serai inutile.” Et il y a eu cette nuit avec mon père, terrifié : il hurlait de peur et voulait qu’on l’attache à son lit, persuadé qu’on allait l’enlever. J’étais seule, (pas de conseils internet, nous sommes en 1997) incapable de calmer leur détresse, me demandant comment protéger notre relation que j’aimais tant. Et puis il y avait les professionnels : Ceux qui me parlaient comme si je n’étais qu’une adolescente inutile. Les médecins qui me disaient : “Il n’y a rien à faire. Ils sont condamnés. Vous vivrez votre vie quand ils seront morts.” J’aurais pu les écouter. J’aurais pu me résigner. Mais j’ai choisi de ne pas les écouter. J’ai choisi de me battre pour eux, pour moi, pour notre relation. C’est là que tout a commencé. J’ai continué ce chemin en devenant aide-soignante diplômée d’État et en me formant à la pédagogie Montessori adaptée à la maladie d’Alzheimer. 20 ans plus tard, j’accompagne les aidants et les professionnels, ceux qui veulent aider mais qui s’épuisent, doutent, ou voient leur relation se fragiliser malgré l’amour qu’ils donnent. Et j’ai découvert une vérité qui a tout changé : Vous n’êtes pas obligé de vous épuiser pour accompagner. Vous pouvez garder votre humanité et préserver le lien, même dans la maladie.
⚕️Et si contredire était la pire chose à faire ?
« Mais non, Madame, votre mari est décédé depuis 10 ans. » « Non, vous n’êtes pas chez vous. » « Je vous l’ai déjà expliqué trois fois. » « Ce n’est pas vrai. Regardez, vous êtes dans un EHPAD. » Sur le papier, ces phrases semblent simplement rétablir la réalité. Pourtant, avec une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer, elles peuvent parfois produire exactement l’inverse de ce que nous recherchons : 👉 Plus d’angoisse 👉 Plus d’opposition 👉 Plus d’agitation 👉 Une rupture de la relation Et si, dans certaines situations, avoir raison n’était finalement pas l’objectif ? 🧠 Le cerveau de la personne ne traite plus la réalité comme avant Dans la maladie d’Alzheimer, certaines capacités cognitives peuvent être progressivement altérées : mémoire épisodique, orientation temporelle, compréhension de certaines informations… Mais cela ne signifie pas que tout le fonctionnement cérébral disparaît en même temps. Les émotions, certaines habitudes, les automatismes et certaines formes de mémoire peuvent rester accessibles. Et c’est essentiel pour le professionnel. Parce qu’une personne peut ne plus pouvoir comprendre rationnellement une explication, tout en ressentant très fortement l’émotion provoquée par cette explication. Prenons une situation très fréquente : 👵 « Je dois rentrer chez moi, mes enfants m’attendent. » Vous savez qu’elle vit dans l’établissement. Vous savez que ses enfants sont adultes. Vous savez qu’elle est en sécurité. Mais elle, à cet instant, peut être profondément convaincue qu’elle doit partir. Si vous répondez : ❌ « Mais non, vous êtes chez vous ici. Regardez autour de vous ! » Vous lui demandez implicitement de renoncer à sa perception actuelle de la situation. Et elle n’en a peut-être plus les capacités cognitives. ⚠️ Le piège du professionnel : confondre réalité et vérité Notre métier nous pousse naturellement à vouloir : ✔ Expliquer ✔ Corriger ✔ Rassurer ✔ Réorienter ✔ Donner la bonne information Mais avec Alzheimer : Donner la bonne information ne signifie pas forcément aider.
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⚕️Et si contredire était la pire chose à faire ?
🧠 Les 3 zones du cerveau qui peuvent continuer à fonctionner malgré la maladie d’Alzheimer
Quand on accompagne une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, il est facile de regarder ce qu’elle ne peut plus faire. Elle ne se souvient plus. Elle ne trouve plus ses mots. Elle ne sait parfois plus comment réaliser un geste familier. Elle peut ne plus reconnaître certaines personnes. Et pourtant… Son cerveau n’est pas « éteint ». Même lorsque certaines fonctions cognitives sont fortement altérées, de nombreux réseaux cérébraux continuent à fonctionner, parfois différemment, parfois de manière plus fragile, et certaines capacités peuvent rester accessibles relativement longtemps. C’est précisément là que l’accompagnement peut changer. Au lieu de se demander uniquement : « Qu’est-ce qu’elle a perdu ? » On peut commencer à se demander : « Sur quoi puis-je encore m’appuyer ? » Et c’est l’un des principes fondamentaux de la méthode LIEN®. 🧠 1. L’amygdale : les émotions peuvent continuer à laisser une trace L’amygdale fait partie du système limbique, un ensemble de structures impliquées notamment dans le traitement émotionnel. Et c’est particulièrement intéressant dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Pourquoi ? Parce que la mémoire d’un événement et l’émotion associée à cet événement ne disparaissent pas nécessairement au même rythme. Une personne peut ne plus se souvenir précisément de ce que vous lui avez dit… Mais conserver une sensation agréable ou désagréable liée à votre présence. Elle peut ne plus se rappeler votre conversation… Mais ressentir qu’elle était en sécurité avec vous. Elle peut ne plus savoir pourquoi elle est rassurée lorsque vous lui prenez doucement la main… Mais ressentir cette sécurité. 💡 Conséquence pour l’accompagnement Votre objectif n’est donc pas uniquement de transmettre une information. C’est aussi de créer une expérience émotionnelle sécurisante. Votre ton de voix. Votre regard. Votre posture. Votre rythme. Votre façon d’entrer en relation. Tout cela peut participer à l’expérience émotionnelle de la personne. La question LIEN® à se poser :
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🧠 Les 3 zones du cerveau qui peuvent continuer à fonctionner malgré la maladie d’Alzheimer
🧠 Pourquoi le cerveau déteste l’incertitude
Imagine cette situation. Tu entres dans une pièce. Tu ne sais pas pourquoi tu es là. Tu ne sais pas ce qui va se passer. Tu ne sais pas qui va venir te parler. Tu ne sais pas combien de temps tu vas rester. Et personne ne t’explique rien. Même sans avoir la maladie d’Alzheimer, ton cerveau va probablement commencer à chercher des réponses. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’on attend de moi ? Est-ce que je suis en sécurité ? Pourquoi ? Parce que le cerveau fonctionne en permanence avec des prédictions. Il utilise ce qu’il connaît déjà pour essayer d’anticiper ce qui va arriver. Et lorsque ce qui arrive est très différent de ce qu’il avait prévu… 👉 Il doit mobiliser davantage de ressources pour comprendre et s’adapter. 🔮 Le cerveau est une machine à prédire Quand tu prends ton café le matin, tu n’as pas besoin de réfléchir à chaque étape. Tu connais : ☕ La tasse ☕ La machine ☕ L’endroit où se trouve le café ☕ Les gestes à effectuer ☕ Ce qui va se passer ensuite Ton cerveau possède déjà une sorte de carte mentale de la situation. Il peut donc fonctionner avec beaucoup moins d’effort conscient. Maintenant, imagine que quelqu’un change tout. La tasse n’est plus au même endroit. La machine est différente. Quelqu’un te demande de faire quelque chose dans un ordre inhabituel. Et personne ne t’explique pourquoi. Ce qui était simple devient soudainement beaucoup plus coûteux cognitivement. 🧠 Et avec la maladie d’Alzheimer ? C’est ici que cette notion devient particulièrement intéressante pour l’accompagnement. Une personne vivant avec Alzheimer peut rencontrer davantage de difficultés pour : - Mémoriser une information récente ; - Comprendre une situation nouvelle ; - Retrouver rapidement une information ; - S’orienter dans un environnement inhabituel ; - Anticiper ce qui va se passer ensuite. Cela peut créer une situation paradoxale. Plus la personne a besoin de comprendre ce qui se passe, moins elle dispose parfois des ressources nécessaires pour le comprendre seule.
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🧠 Pourquoi le cerveau déteste l’incertitude
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