Bonjour à toutes et tous, Je voulais partager la naissance de notre fille, Lara, par écrit avant de témoigner dans le physio 360. Les premières contractions ont commencé vers 22h30, calmement, sans panique, en prenant le temps de les vivre sans trop me formaliser au début, au cas où ça aurait été un faux travail. J’ai accueilli chaque vague avec les méditations d’Ema, en restant dans ma bulle. Nous avions préparé un projet d’accouchement à domicile avec notre sage-femme, dans un appartement à Genève. Le travail a été long. J’ai perdu la notion du temps, c’est mon mari qui m’a relaté le déroulement après coup. J’ai traversé pres de 24 heures de contractions, dont plusieurs heures dans l’eau. À dilatation complète, j’ai vraiment cru que j’allais y arriver. J’ai senti sa tête. J’étais déterminée malgré les heures et la fatigue. Mais ma fille était positionnée en OP , et bien que je savais que ça n’était pas forcément un frein , j’avais de très fortes douleurs dans le dos plus le travail avançait , et malgré tout ce que j’ai essayé — positions, mobilité, respiration, et surtout d’y croire jusqu’au bout — elle ne descendait pas du tout. La sage femme a essayé de me manipuler pour la faire changer de position mais ça n’a fait qu’aggraver intensément la douleur. Son rythme cardiaque a commencé à fatiguer, et Nathalie nous a dit qu’on devait partir à la maternité. À l’arrivée, j’ai tenu au maximum ma bulle. J’ai accepté la péridurale par lucidité, pas par panique. Nous avons été fermes sur certaines choses et nous nous sommes réellement sentis soutenus par l’equipe medicale. Mon corps s’est relâché en l’absence de douleurs et elle s’est finalement remise dans le bon sens. Et par miracle je sentais encore les contractions dans mon periné ce qui me permettrait de pouvoir savoir ce que je faisais. J’ai poussé encore plus d’une heure , en voulant au maximum éviter des interventions trop violentes. À 22 h29, la décision a été prise par la sage femme de poser la ventouse car son cœur ralentissait.