Vous avez peut-être entendu tout le bruit autour de Fable 5 ces dernières semaines (Je te donne accès. Je te retire l'accès. Je te redonne accès..) ? Bref, l’épisode a occupé le devant de la scène et c'est normal pour une annonce majeure. Mais c’est sans doute pour cela qu’une autre annonce d’Anthropic a peut-être été un peu mise en retrait : l’arrivée de Claude Sonnet 5. Pourtant, pour beaucoup d'entre nous, c’est probablement cette nouveauté nous impactera le plus au quotidien. Pourquoi ? Parce que Sonnet 5 ce n’est pas forcément celui que l’on va utiliser pour les problèmes les plus complexes, les recherches les plus longues ou les raisonnements les plus stratégiques, mais c’est peut-être celui que l’on va utiliser le plus souvent (Bon, là, je parle pour moi). Anthropic le positionne désormais comme le modèle par défaut dans plusieurs usages : Claude.ai, Claude Code, Claude Cowork, l’API, etc. En deux mots : Sonnet 5 devient le modèle de travail courant. Il est plus autonome que Sonnet 4.6, plus agentique, plus à même d’enchaîner des tâches sans demander une validation humaine constante. On peut imaginer dans Claude Code, par exemple, un usage assez simple : Opus 4.8 sert à réfléchir au problème, définir l’architecture, analyser les risques, préparer le plan, ensuite Sonnet 5 exécute (corrige, applique, teste, ajuste) et Nous détenons une combinaison puissante. A mon avis, Opus 4.8 ne remplace pas Sonnet 5 parce qu'il est moins adapté aux tâches où il faut une vrai raisonnement : stratégie, architecture complexe, arbitrages délicats, analyse juridique ou financière sensible, gros dossiers techniques, décisions à fort enjeu… Mais Sonnet 5 semble désormais assez proche pour couvrir une grande partie des usages quotidiens. En tout cas, je vais le tester et le pousser dans ses derniers retranchements et je vous encourage à en faire autant et à remonter vos feedbacks dans le groupe. Dans la pratique, utilisez le modèle calibré pour la tâche sans toujours sortir le modèle le plus puissant.