Aujourd’hui, je veux m’honorer comme une reine. Il y a 1 mois et 8 jours, je mettais au Monde notre fils Eloan, dans l’écrin de notre foyer-cocon comme nous l’avions rêvé. Depuis ce jour béni, la route n’a pas été toute droite. La vie nous a plutôt offert de prendre un chemin sinueux, profondément initiatique, à son image: fait d’épreuves et de grâces. J’ai mis du temps à revenir ici, tant me rassembler et poser des mots me semblait… loin. Je me sens à peine plus prête à cela aujourd’hui mais un élan m’anime à partager avec vous mon témoignage, car je quitterai dans quelques petits jours l’espace de ce mastermind de la naissance dans lequel nous sommes arrivés avec mon mari il y a un peu plus d’un an et demi. Voici donc notre récit de naissance, écrit à notre manière, pas avec autant de détails qu’il faudrait pour qu’il soit vraiment fidèle à ce que nous avons vécu, mais je sais qu’ici vous saurez lire entre les grandes lignes de ce partage, l’essentiel. C’est dans la nuit du 1er Mars, aux alentours de 4h, que ma poche des eaux se fissure. La veille, comme un signe du destin, nous avions décider à l’improviste de passer une journée en amoureux dans un lieu très cher à notre coeur. Cette journée fut comme un pèlerinage pour rendre hommage à notre couple et toutes les forces qui nous avaient soutenus et rassemblés. Pour cet accouchement à la maison, nous avions quitté notre appartement- dans lequel nous ne nous projetions pas pour cet événement- et nous étions installés dans un appartement au rez-de-chaussée de la maison d’amis qui avaient proposé de nous accueillir. La maison est harmonieuse, calme et entourée d’un lac et de forêt à deux pas de l’océan, et nos amis ont eux même déjà accouché à la maison et soutiennent notre démarche avec une grande générosité. De 4h à 9h, l’intensité des contractions augmente progressivement jusqu’à ce quelles deviennent régulières et de plus en plus rapprochées. À partir de ce moment-là, pendant tout le travail, je fais des allers et retours entre la piscine et le salon, dans plusieurs positions. J’accompagne les contractions avec des cris, des chants, je me parle dans mon propre langage.