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🔥Aidants & pros Alzheimer 💖 changement relationnel en 21 jours. 🛠 Méthode LIEN™ pour apaiser, comprendre et recréer du lien durable.

93 contributions to La communauté LIEN
Stimuler le cerveau… ou mettre la personne en échec ?
On entend souvent : « Il faut stimuler son cerveau pour ralentir la maladie. » Alors on sort les jeux de mémoire, les exercices, les mots croisés, les suites logiques, les questions de culture générale… Mais il y a une question beaucoup plus importante à se poser : 👉 Est-ce que cette activité stimule réellement la personne… ou est-ce qu’elle lui rappelle surtout ce qu’elle n’arrive plus à faire ? C’est là que toute la différence se joue. 🧠 Stimuler n’est pas faire travailler à tout prix Avec une personne vivant avec Alzheimer, la stimulation cognitive ne consiste pas simplement à lui demander de retrouver une information qu’elle a oubliée. Parce que lorsqu'une personne échoue encore et encore, l'activité peut provoquer : - frustration ; - sentiment d’échec ; - anxiété ; - perte de confiance ; - retrait ; - opposition ; - parfois même une augmentation des troubles du comportement. Et surtout, elle peut finir par associer les activités à quelque chose de désagréable. Le cerveau n’a pas besoin d’être mis en difficulté pour être stimulé. 🌱 Alors, comment stimuler autrement ? La première question n’est pas : ❌ « Quel exercice vais-je lui faire faire ? » Mais : ✅ « Qu’est-ce qu’elle peut encore mobiliser aujourd’hui ? » Car les capacités ne disparaissent pas toutes au même moment. Certaines mémoires peuvent être fragilisées tandis que d’autres capacités restent accessibles. Les automatismes, les gestes familiers, certaines habitudes, les émotions, les connaissances anciennes ou encore certaines compétences procédurales peuvent continuer à être mobilisés. C’est précisément pour cela qu’une activité qui semble « trop simple » peut être beaucoup plus pertinente qu’un exercice considéré comme « intellectuellement stimulant ». 🎯 Exemple concret Imagine une personne qui ne parvient plus à répondre à : « Quel jour sommes-nous ? » On pourrait insister : « Réfléchissez… lundi, mardi, mercredi… vous savez bien ! » Mais imaginons qu’elle sache encore parfaitement :
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Stimuler le cerveau… ou mettre la personne en échec ?
⚕️Et si contredire était la pire chose à faire ?
« Mais non, Madame, votre mari est décédé depuis 10 ans. » « Non, vous n’êtes pas chez vous. » « Je vous l’ai déjà expliqué trois fois. » « Ce n’est pas vrai. Regardez, vous êtes dans un EHPAD. » Sur le papier, ces phrases semblent simplement rétablir la réalité. Pourtant, avec une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer, elles peuvent parfois produire exactement l’inverse de ce que nous recherchons : 👉 Plus d’angoisse 👉 Plus d’opposition 👉 Plus d’agitation 👉 Une rupture de la relation Et si, dans certaines situations, avoir raison n’était finalement pas l’objectif ? 🧠 Le cerveau de la personne ne traite plus la réalité comme avant Dans la maladie d’Alzheimer, certaines capacités cognitives peuvent être progressivement altérées : mémoire épisodique, orientation temporelle, compréhension de certaines informations… Mais cela ne signifie pas que tout le fonctionnement cérébral disparaît en même temps. Les émotions, certaines habitudes, les automatismes et certaines formes de mémoire peuvent rester accessibles. Et c’est essentiel pour le professionnel. Parce qu’une personne peut ne plus pouvoir comprendre rationnellement une explication, tout en ressentant très fortement l’émotion provoquée par cette explication. Prenons une situation très fréquente : 👵 « Je dois rentrer chez moi, mes enfants m’attendent. » Vous savez qu’elle vit dans l’établissement. Vous savez que ses enfants sont adultes. Vous savez qu’elle est en sécurité. Mais elle, à cet instant, peut être profondément convaincue qu’elle doit partir. Si vous répondez : ❌ « Mais non, vous êtes chez vous ici. Regardez autour de vous ! » Vous lui demandez implicitement de renoncer à sa perception actuelle de la situation. Et elle n’en a peut-être plus les capacités cognitives. ⚠️ Le piège du professionnel : confondre réalité et vérité Notre métier nous pousse naturellement à vouloir : ✔ Expliquer ✔ Corriger ✔ Rassurer ✔ Réorienter ✔ Donner la bonne information Mais avec Alzheimer : Donner la bonne information ne signifie pas forcément aider.
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⚕️Et si contredire était la pire chose à faire ?
🎥 LE PREMIER LIVE MENSUEL DE LA COMMUNAUTÉ LIEN® ARRIVE !
📅 Jeudi 15 octobre ⏰ 20h30 Pour inaugurer nos nouveaux rendez-vous mensuels, nous allons nous attaquer à une question que beaucoup d’aidants et de professionnels se posent : 🧠 Pourquoi une personne Alzheimer devient-elle agressive ? Et surtout… que se passe-t-il réellement derrière cette “agressivité” ? Nous allons décoder ensemble : 👉 ce que ce comportement cherche parfois à exprimer 👉 le rôle du cerveau et des émotions 👉 ce qui peut amplifier involontairement la situation 👉 et surtout, comment réagir autrement pour préserver le lien. 💡 L’objectif : repartir avec une autre lecture de l’agressivité et des clés concrètes pour accompagner plus sereinement. 📌 Et à partir de maintenant : les lives mensuels auront lieu chaque 15 du mois à 20h30. ❤️ Premier rendez-vous : jeudi 15 octobre à 20h30. Qui sera là pour ce premier live ? 👇
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🧠 Les 3 zones du cerveau qui peuvent continuer à fonctionner malgré la maladie d’Alzheimer
Quand on accompagne une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, il est facile de regarder ce qu’elle ne peut plus faire. Elle ne se souvient plus. Elle ne trouve plus ses mots. Elle ne sait parfois plus comment réaliser un geste familier. Elle peut ne plus reconnaître certaines personnes. Et pourtant… Son cerveau n’est pas « éteint ». Même lorsque certaines fonctions cognitives sont fortement altérées, de nombreux réseaux cérébraux continuent à fonctionner, parfois différemment, parfois de manière plus fragile, et certaines capacités peuvent rester accessibles relativement longtemps. C’est précisément là que l’accompagnement peut changer. Au lieu de se demander uniquement : « Qu’est-ce qu’elle a perdu ? » On peut commencer à se demander : « Sur quoi puis-je encore m’appuyer ? » Et c’est l’un des principes fondamentaux de la méthode LIEN®. 🧠 1. L’amygdale : les émotions peuvent continuer à laisser une trace L’amygdale fait partie du système limbique, un ensemble de structures impliquées notamment dans le traitement émotionnel. Et c’est particulièrement intéressant dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Pourquoi ? Parce que la mémoire d’un événement et l’émotion associée à cet événement ne disparaissent pas nécessairement au même rythme. Une personne peut ne plus se souvenir précisément de ce que vous lui avez dit… Mais conserver une sensation agréable ou désagréable liée à votre présence. Elle peut ne plus se rappeler votre conversation… Mais ressentir qu’elle était en sécurité avec vous. Elle peut ne plus savoir pourquoi elle est rassurée lorsque vous lui prenez doucement la main… Mais ressentir cette sécurité. 💡 Conséquence pour l’accompagnement Votre objectif n’est donc pas uniquement de transmettre une information. C’est aussi de créer une expérience émotionnelle sécurisante. Votre ton de voix. Votre regard. Votre posture. Votre rythme. Votre façon d’entrer en relation. Tout cela peut participer à l’expérience émotionnelle de la personne. La question LIEN® à se poser :
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🧠 Les 3 zones du cerveau qui peuvent continuer à fonctionner malgré la maladie d’Alzheimer
🧠 Pourquoi le cerveau déteste l’incertitude
Imagine cette situation. Tu entres dans une pièce. Tu ne sais pas pourquoi tu es là. Tu ne sais pas ce qui va se passer. Tu ne sais pas qui va venir te parler. Tu ne sais pas combien de temps tu vas rester. Et personne ne t’explique rien. Même sans avoir la maladie d’Alzheimer, ton cerveau va probablement commencer à chercher des réponses. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’on attend de moi ? Est-ce que je suis en sécurité ? Pourquoi ? Parce que le cerveau fonctionne en permanence avec des prédictions. Il utilise ce qu’il connaît déjà pour essayer d’anticiper ce qui va arriver. Et lorsque ce qui arrive est très différent de ce qu’il avait prévu… 👉 Il doit mobiliser davantage de ressources pour comprendre et s’adapter. 🔮 Le cerveau est une machine à prédire Quand tu prends ton café le matin, tu n’as pas besoin de réfléchir à chaque étape. Tu connais : ☕ La tasse ☕ La machine ☕ L’endroit où se trouve le café ☕ Les gestes à effectuer ☕ Ce qui va se passer ensuite Ton cerveau possède déjà une sorte de carte mentale de la situation. Il peut donc fonctionner avec beaucoup moins d’effort conscient. Maintenant, imagine que quelqu’un change tout. La tasse n’est plus au même endroit. La machine est différente. Quelqu’un te demande de faire quelque chose dans un ordre inhabituel. Et personne ne t’explique pourquoi. Ce qui était simple devient soudainement beaucoup plus coûteux cognitivement. 🧠 Et avec la maladie d’Alzheimer ? C’est ici que cette notion devient particulièrement intéressante pour l’accompagnement. Une personne vivant avec Alzheimer peut rencontrer davantage de difficultés pour : - Mémoriser une information récente ; - Comprendre une situation nouvelle ; - Retrouver rapidement une information ; - S’orienter dans un environnement inhabituel ; - Anticiper ce qui va se passer ensuite. Cela peut créer une situation paradoxale. Plus la personne a besoin de comprendre ce qui se passe, moins elle dispose parfois des ressources nécessaires pour le comprendre seule.
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🧠 Pourquoi le cerveau déteste l’incertitude
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Audrey Albert
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@audrey-albert-1624
Je suis Audrey ALBERT. J’aide les aidants et les professionnels à apaiser le quotidien Alzheimer sans s’oublier ni s'épuiser ni abîmer la relation.

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Joined Feb 17, 2026