(English below)
En résonance à tout ce que j’ai partagé déjà, ce matin j’ai eu de nouveau un exemple tellement beau de ce qu’on nomme en IFS (cette approche qui accueille notre multiplicité intérieure, ces différentes voix qui nous composent) : « si une résistance arrive, alors elle devient la voie »…
Cette phrase est complètement contre-intuitive pour beaucoup d’endroits en nous, souvent !
Je peux complètement dire que j’aurais aimé savoir cela plus tôt, mais je pense que je l’aurais aussi très mal accueilli !! « C’est quoi cette histoire ?! Non, moi je veux qu’elles arrêtent de me freiner, ces résistances !!! Pas aller avec elles !!! »
Et bien sûr, rien ne vaut plus que l’expérience…
Ce matin, donc, lors de la « prière » que j’aime faire au réveil pour honorer ma vie et partir non pas du bon pied, mais d’un pied que j’aime, j’ai senti une part de moi qui n’adhérait pas à « remercier d’être en vie encore pour ce jour… » — timidement, mais vraiment.
J’ai senti un premier réflexe qui l’a mise de côté — « Oh bah non, c’est pas du tout ce que j’ai envie de vivre ! » 🌊 — et puis cet autre aspect de moi, qui aime tant accueillir et faire de la place pour tous, qui avec douceur a dit : on peut aussi lui laisser l’espace d’exister… même parmi toutes celles qui aiment tant la vie…
Et avec le soulagement de pouvoir exister telle qu’elle est, cette part de moi m’a tout de suite fait sentir les larmes aux yeux, que pour elle la vie n’est pas facile…
C’est elle qui porte les émotions, la grande sensibilité, et elle, elle est touchée tout le temps ou presque par plein de choses, et elle doit tout porter toute seule…
Et en continuant juste à être avec elle, avec ses larmes, elle a fini par me montrer à quel point elle rêve de légèreté, de juste pouvoir profiter et admirer la beauté de ce qui est là, de la nature par exemple…
Et c’est là que je me suis dit : c’est fou, parce que justement en ce moment je cultive et expérimente beaucoup ce mouvement de lâcher, laisser circuler, rendre à la terre — arrêter de croire que je dois porter seule, faire seule.
Et expérimenter, donc : ce serait quoi, ça ferait quoi, de lâcher tout ce que je porte, l’offrir à Dieu, ou la terre, ou l’univers (ou selon votre intime)…
Et voilà qu’en suivant la résistance de ce matin, cette part de moi me montre justement un endroit exceptionnel où vivre cela, où vivre ce lâcher-prise, où aller plus loin, à qui offrir ce mouvement de lâcher de ses émotions, de tous les endroits où elle est touchée… et ainsi pouvoir vivre la légèreté dont elle a besoin.
Et moi, cela me permet d’aller plus loin encore sur ce chemin du lâcher que j’aime expérimenter en ce moment…
Suivre la résistance, c’est suivre la voie de la vie qui se fait en nous.
Vous savez cette intelligence qui sait, bien mieux que nous, faire battre notre cœur, nos poumons, etc. !
Et vous — y a-t-il une résistance, en ce moment, à laquelle vous n’avez pas du tout envie de laisser la place d’exister, comme moi ce matin ?
Dites-le-moi si l’envie vous en prend. Ou restez juste avec elle, doucement — ça compte aussi.
Avec tout mon amour 🌱
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In resonance with everything I’ve already shared, this morning I had, once again, such a beautiful example of what IFS calls — this approach that welcomes our inner multiplicity, these different voices that make us up — “if a resistance shows up, then it becomes the way”…
This phrase is completely counter-intuitive for so many places in us, so often!
I can absolutely say I would have loved to know this sooner — but I think I would have also received it very badly!! “What is this about?! No, I want these resistances to stop holding me back!!! Not go along with them!!!”
And of course, nothing beats experience…
This morning, then, during the “prayer” I love to do when I wake up, to honor my life and start off — not exactly on the right foot, but on a foot I love — I felt a part of me that didn’t agree with “giving thanks for still being alive for this day…” — timidly, but truly. I felt a first reflex that pushed her aside — “Oh no, that’s absolutely not what I want to live!” 🌊
— and then this other side of me, who loves so much to welcome and make room for everyone, who gently said: we can also let her have the space to exist… even among all the parts of me that love life so much…
And with the relief of being allowed to exist exactly as she is, this part of me immediately brought tears to my eyes, because for her, life isn’t easy… She’s the one who carries the emotions, the deep sensitivity, and she — she’s touched by so many things, almost all the time, and she has to carry it all alone… And by simply staying with her, with her tears, she ended up showing me just how much she dreams of lightness, of simply being able to enjoy and admire the beauty of what’s here — nature, for example…
And that’s when I thought: it’s crazy, because right now I’m cultivating and experimenting a lot with this movement of letting go, letting things flow, giving back to the earth — stopping believing I have to carry it alone, do it alone.
And experimenting, then: what would it be, what would it feel like, to let go of everything I carry, to offer it to God, or the earth, or the universe (or whatever feels intimate to you)…
And here it is — by following this morning’s resistance, this part of me shows me exactly an exceptional place to live that, to live this letting go, to go further, someone to offer this movement of releasing her emotions to, all the places where she’s touched… and so she can live the lightness she needs.
And for me, this lets me go even further on this path of letting go that I love experimenting with right now…
To follow resistance is to follow the path of life unfolding within us.
You know — that intelligence that knows, far better than we do, how to make our heart beat, our lungs breathe, and so on!
And you — is there a resistance, right now, that you don’t want to give any space to exist, the way I didn’t this morning?
Tell me, if you feel like it. Or just stay with it, gently — that counts too.
All my love 🌱